La restauration de son chevet, remarquable cul-de-four, lui vaut depuis cette année ses seconds Rubans. Ils lui ont été remis par René Mouysset, l'ex président de la Fédération régionale du bâtiment, en présence de Gérard Centenero, président de la fédération BTP 09 et Pierre Barrousse, responsable de la Fondation du patrimoine, et du sous-préfet Jean-Marc Duché. Le document tricolore a été reçu par le maire Roger Sicre, en présence des habitants du village, des enfants de l'école accompagnés de leur maîtresse Marie-Pierre Ardourel. C'est à la jeune génération que Roger Sicre a dédié la restauration du Monument historique, classé depuis 1969.
Art roman médiéval
« Legs des générations précédentes, cet héritage qui constitue notre richesse, nous devons le préserver et le mettre en valeur pour le transmettre aux générations futures ». L'église Saint Pierre de Mérens est l'un des rares exemples d'église des Xe et XIe siècles des Pyrénées françaises. Elle apparaît juste après la naissance de la frontière (au IXe siècle) : la première trace écrite sur Mérens remonte à l'an 960 quand naissait « le village d'en haut » qui construirait la chapelle romane. Celle-ci s'inscrit dans le grand courant du premier art roman médiéval et s'apparente d'avantage à ses sœurs andorranes qu'à ses voisines du comté de Foix. Traduisant la puissance des échanges culturels et commerciaux de part et d'autre des Pyrénées. En 1811, en revanche aux massacres napoléoniens, les « miquelets », des pillards espagnols, dévastent la région, brûlant l'église et le village. La population se déplacera vers le fond de vallée où coule l'Ariège et construira une nouvelle église.
Au fil des aides de l'État et collectivités territoriales, l'entreprise de José Correa au prestigieux savoir-faire, redonne peu à peu son joyau d'art roman à Mérens. On notera la splendide couverture d'ardoise du chevet « en cureau dégressif, à deux tiers de recouvrement : typique des Pyrénées ».
Ce monument splendide qu'entoure son vieux cimetière, s'animera le 26 juillet, à 18 heures, avec la messe de la saint Pierre. Le père Paul la célébrera sous la voûte céleste. Dieu seul sait, avec lui, s'il aura son accordéon pour pousser une chanson pyrénéenne comme il l'a joliment fait lors du vin d'honneur qui a inauguré, vendredi, l'ouverture du site.
Source: La Dépêche Auteur : Bernadette Faget
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