24 décembre 2009
Joyeux Noël et meilleurs voeux pour 2010
Le but de Blog a été de montrer que le patrimoine vit, et que l'on en vit, aussi bien par ses acteurs que ceux qui s'y intéressent.
Voici la liste raccourcie de monuments menacés par cette dernière loie que béatrice de Andia recense sur son blog:
Abbaye du Mont-St-Michel, achat par département de la Manche
Abbaye de Fontevraud, établissement public culturel touristique
Abbaye de Cluny
Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon
Grande Chartreuse à St Pierre de Chartreuse
Abbaye St Mathieu à la Pointe-St-Mathieu (en ruine)
Abbaye du Bec-Hellouin, affectée à une communauté et gérée par une association
Abbaye de Silvacane, affectée à une communauté et gérée par une association
Abbaye du Thoronet, affectée à une communauté et gérée par une association
Abbaye de Montmajour (ruines)
Abbaye de Jumièges (Arles)
Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue
Abbaye de la Sauve-Majeure (ruines)
Abbaye de Clairvaux (prison)
etc ...
Ste Chapelle de Paris
Ste Chapelle de Vincennes
Les chapelles des Châteaux de Fontainebleau et de Versailles
etc ...
Eglise de Brou à Bourg en Bresse
Eglise St Nazaire à Carcassonne
Eglise d’Ablain-St Nazaire dans le Nord
Eglise du Val-de-Grâce
etc ...
Basilique St-Denis
etc ...
Imaginerait-on un Mont-Saint-Michel transformé exclusivement en hôtel pour touristes étrangers, et que les français n'auraient plus la possibilité de visiter ? C'est le second monument le plus visité après la Tour Eiffel, et un élément important du Patrimoine français.
Il en va de même pour tous ces monuments sauvés un jour par un certain Mérimée, qui a crée la notion de Patrimoine par la même occasion, et a forgé l'esprit des français à comprendre que ces monuments qui sont la trace de leur passé, sont aussi leur héritage et leur identité...
On veut nous faire croire par ailleurs que la seule culture est celle de la musique sur Internet pour nous faire oublier celle qui est réelle et palpable, celle qui est proche de chacun et qui a de multiples facettes qui ne change pas avec les modes passagères et qui n'appartient pas à des sociétés éphémères et résistent aux siècles comme des symboles stables de notre Culture.
Espérons que 2010 ne sera pas une grande braderie de tout ce que nous sommes et de tout ce qui est l'image de notre identité, et que nous puissions tous et toujours pouvoir contempler notre Patrimoine et en rester fiers !
21 décembre 2009
Aquitaine: Trois sites gratuits le premier samedi du mois
C'est Michel Boutant qui le dit : comme le voudrait l'adage, les cordonniers seraient les plus mal chaussés. Partant du même principe, la plupart des Charentais ignoreraient le formidable potentiel patrimonial de leur département. Alors, pour inciter les gens d'ici à découvrir ce patrimoine, le Conseil général a piloté une opération spécifique sur trois sites ouverts à l'année.
À partir de 2 janvier, l'Espace d'architecture romane de Saint-Amant-de-Boixe, le parc archéologique de Chassenon et l'église souterraine d'Aubeterre seront accessibles gratuitement, tous les premiers samedis du mois, à l'exception des mois touristiques de juillet et août.
Cette opération expérimen- tale vient en prolongement du Pass'Charente archéo qui avait permis cet été à 5 600 jeunes de moins de 16 ans de pénétrer sans payer au sein des sites patrimoniaux du département. « Les Charentais participent directement au financement des chantiers de rénovation. Il était normal qu'ils aient ce retour sur investissement dans une période où le public visé est essentiellement local », justifie le président du Conseil général.
Les enfants costumés
« On a sélectionné ces trois sites, d'abord parce qu'ils font partie des rares sites patrimoniaux ouverts à l'année, explique Isabelle Roy, directrice du patrimoine au Conseil général. Tous sont équipés de systèmes audioguide. Par ailleurs, on est certain que le personnel a un discours constant, que les explications sont de qualité, à la fois scientifiques et ludiques ». Petit plus pour les enfants qui seront invités à enfiler des costumes d'époque fabriqués par les chantiers d'insertion couture de Villebois et Confolens : tunique gallo-romaine à Chassenon, panoplie de chevalier à Aubeterre ou de bâtisseur de cathédrale à Saint-Amant-de-Boixe...
« Les enfants pourront aussi calculer leur taille avec l'unité de mesure de l'époque, par exemple. »
Et tous repartiront avec un jeton souvenir. « On estime qu'il s'agit là d'une bonne façon de lancer le bouche-à-oreille, sachant que des dépliants renverront les gens vers les autres sites. Chaque visiteur pourra également remplir un questionnaire. »
Chiffres en hausse
Du côté des sites, il semble que l'on voit d'un bon oeil cette expérimentation promotionnelle, au coeur d'un hiver durant lequel les touristes ne courent pas franchement les ruelles médiévales. Qui plus est, de l'avis de tous, la signalétique indiquant les sites s'améliore. Chassenon a ses panneaux sur la RN 141 depuis cet été ; le village d'Aubeterre est indiqué sur la RN 10 et la municipalité a complété la signalétique aux abords du village. L'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe aura, elle, droit à ses grands panneaux indicateurs sur la RN 10 aux alentours du 15 janvier prochain.
Les chiffres parlent d'ailleurs pour les sites patrimoniaux. L'église souterraine d'Aubeterre a accueilli 45 000 visiteurs en 2009, contre 42 000 en 2008. Le parc archéologique de Chassenon revendique 18 500 entrées en 2009 (+26 % par rapport à 2008), dont 15 000 payantes (+32 %). Et, pour son année de démarrage, le jeune Espace d'architecture romane de Saint-Amant-de-Boixe a attiré pas moins de 12 000 visiteurs. Encourageant.
b.ruiz@sudouest.com
10 décembre 2009
Pétition : L’Inrap en grève contre sa délocalisation
Benoit de Sagazan nous informe, dans un message reçu hier, que les archéologues de l’Inrap se mettent en grève contre la délocalisation voulue par le gouvernement : » l’Inrap doit rester en Ile-de-France, au sein d’un pôle universitaire de recherche «
Lire le communiqué et le texte de la pétition :
Communiqué :
Revitaliser les territoires passe-t-il par la destruction du service public de l’archéologie ?
L’archéologie préventive ce sont chaque année des découvertes dans 1 800 communes, associant plus de 1 000 partenaires aménageurs ! Ce sont 2 500 chantiers archéologiques menés en relation avec l’aménagement du territoire (lignes de TGV, autoroutes, routes, parkings, etc.), pour sauvegarder par l’étude le patrimoine archéologique de notre pays.
Pour mettre en œuvre ces recherches, le Parlement a créé, en 2002, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, dont la compétence est reconnue et enviée par la communauté scientifique internationale.
L’Inrap emploie 2 000 personnes réparties sur tout le territoire métropolitain et dans les DOM, avec 50 centres de recherche archéologique, 8 centres administratifs régionaux et un siège parisien rassemblant 130 personnes. C’est dire à quel point l’institut est déjà déconcentré.
Aujourd’hui, l’Inrap est en danger : alors que Valérie Pécresse et Frédéric Mitterrand, ses deux ministres de tutelle, s’étaient prononcés à plusieurs reprises contre le projet de délocalisation à Reims du siège de l’institut, le Premier ministre a confirmé le 19 novembre dernier cette décision absurde, visant à compenser les effets du plan de restructuration de la Défense nationale.
Cette décision a été prise sans tenir en compte de ses conséquences économiques, organisationnelles, scientifiques, culturelles, sociales. Si elle était appliquée, six années de construction de l’Inrap seraient mises à bas, en raison notamment du départ des agents impliqués dans des chantiers de modernisation encore inachevés et dans le pilotage de l’institut.
Il en résulterait une grave perte de compétences pour l’établissement.
Basé à Reims, c’est toute l’activité de l’Inrap, déjà entièrement déconcentrée, qui serait complexifiée, renchérie et donc remise en cause.
L’institut serait alors placé dans un isolement préjudiciable à la recherche et aux échanges avec les institutions françaises et étrangères.
C’est toute l’archéologie française qui serait déstabilisée et par conséquent l’activité économique liée à l’aménagement du territoire qui serait gravement perturbée.
Il en va de la survie de l’Inrap : pour 130 postes délocalisés, on désorganiserait le travail de
2 000 archéologues et celui de leurs partenaires économiques et scientifiques.
Le siège de l’Inrap doit rester en Ile-de-France, au sein d’un pôle universitaire de recherche.
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En savoir plus
08 décembre 2009
Perrecy-les-forges: participez à sa restauration !
Téléchargez le Bulletin de soutient
Mairie - 1 Place de l'Hôtel de Ville - 71420 Perrecy-les-Forges
Association loi de 1901 - J.O. du 15 août 2009.
contact : eglise.perrecy@free.fr
07 décembre 2009
Louvre 12/12: visite du département des Objets d’art : « Le reliquaire, un chef-d’œuvre d’orfèvrerie »
Prix : 25 euros/pers. entrée incluse
Heure : 14 h 15 (rdv 10 mn avant le départ). Durée : 2 h 00
Dates : samedi 12 décembre
Rendez-vous : Passage Richelieu – entrée des groupes, au niveau de la rue de Rivoli
Réservation au 01 43 57 08 28
info@promenonsnousdanslesarts.
www.promenonsnousdanslesarts.
04 décembre 2009
La sculpture romane de Maître de Cabestany
L'univers mystérieux du sculpteur itinérant d'art roman, Maître de Cabestany, est à découvrir lors de l'exposition "le Maître (vu) aujourd'hui". Huit artistes contemporains ont adapté leur sensibilité artistique, leur regard aux oeuvres romaines du Maître. Des oeuvres de cet artiste du XIIe siècle interprétées, façonnées et originalement reinventées.
L'exposition a lieu au Centre de Sculpture Romane "Maître de Cabestany" au Parc Gilhem. Rens.: 04 68 08 15 31.
Plein tarif: 3€, tarifs réduits à 1€, enfants de moins de 12 ans, gratuit.
Des ateliers pour adultes sont prévus les 5 et 6 décembre de 14h à 17 heures: La séance sera animée par Laurence Godon, artiste plasticienne professionnelle. Il s'agira de la création d'un bas relief contemporain à partir de l'observation des oeuvres de Maître de Cabestany. Les techniques utilisées: fusain, pastel sec, esquisse, croquis, modelage...Tarif: 35€
Source: Pyrénées Magazine
L’histoire en revues
Arts Sacrés, n°2, novembre-décembre 2009, 7,60 €.
Souhaitons à Historia un heureux anniversaire : 100 ans déjà ! Au point que ce magazine mensuel qui sait si bien rendre l’histoire allèchante à un vaste public, s’est retourné sur… sa propre histoire ! Pour l’occasion en effet, Historia qui consacre son dossier à Paris, offre avec son numéro de décembre, un fac simile de son n°1, daté du 5 décembre 1909!
La revue était alors bi-mensuelle et l’article principal de ce premier numéro était consacré à la Marquise de Pompadour. A déguster…
Historia, n° 756, décembre 2009, 5,95 €.
Source: C'est notre Histoire
03 décembre 2009
Tarn et Garonne: L'art roman dans toute sa splendeur
Un certain mystère entoure les fameuses fresques du XIIe siècles du musée d'art roman. D'abord, il faut réserver la visite auprès de l'office de tourisme. Pas plus de dix personnes à la fois pour la visite, prévient-on. Ensuite, une fois arrivé devant le musée, on doit franchir une toute petite porte dérobée, sur le côté du bâtiment. On se baisse, l'endroit sent l'humidité. Et on pénètre à l'intérieur de l'ancienne chapelle.
Le Travail remarquable des restaurateurs
Sous la voûte, les couleurs s'étalent et affolent la vue. Du bleu nuit profond, du rouge vif, du bleu ciel. Le travail est remarquable. Mais celui des restaurateurs ne l'est pas moins. On peut le découvrir en entrant à l'intérieur du musée, où une exposition retrace le déroulement du chantier de restauration qui a duré pas moins de cinq années.
Sur le mur, un écran diffuse une vidéo explicative des différentes étapes du travail. On y voit Jean-Marc Stouffs, le restaurateur, qui injecte du mortier liquide pour consolider l'enduit. «Les restaurateurs ont une somme de connaissance incroyable. Leur savoir est malheureusement en train de se perdre», regrette Chantal Fraisse, la conservatrice du musée.
Dans une vitrine du musée, on aperçoit un petit coquillage avec le fameux pigment bleu très profond que l'on observe sur la fresque. Il s'agit de lapis-lazuli, une roche très rare et donc très chère, que les peintres de l'époque broyaient pour en faire des pigments. L'utilisation de cette roche sur la voûte de la petite chapelle témoigne d'une époque de splendeur et de grande richesse pour l'abbaye de Moissac. À cette époque et avant que ne débute une période de déclin les siècles suivants, le monastère abritait 100 moines et 400 serviteurs. Les fresques, quant à elles, ont encore un bon millénaire devant elles.
Visite: tous les jours de 14 heures à 17 heures. Réservez auprès de l'office de tourisme.
Sources et photos: La Dépêche
02 décembre 2009
La Tribune de l'Art dans les médias
Demain mardi 1er décembre (ou plutôt aujourd'hui puisque cette lettre vous arrivera dans la nuit), à 18 h, je débattrai en direct sur la chaîne Public Sénat avec le sénateur Jacques Legendre, président de la Commission Culture du Sénat et l'un des principaux responsables à ce titre du projet de loi sur la cession des monuments historiques.
Chaque jour ou presque apporte son lot de nouvelles désastreuses pour la culture en France. Ainsi, outre les nombreuses attaques contre le patrimoine dont nous vous parlons depuis plusieurs mois, nous avons appris récemment qu'il était fortement question de transformer l'histoire et la géographie en matière optionnelle pour les premières et les terminales scientifiques ! Nous reviendrons sur cette affaire. L'introduction de l'histoire de l'art à l'école, au collège et au lycée était déjà un vaste trompe l'œil. L'enseignement des langues anciennes est menacé. Désormais, même des matières aussi essentielles et que l'on aurait pu croire intouchables comme l'histoire-géographie sont attaquées. Que serait d'ailleurs l'histoire de l'art sans l'histoire ? Cette haine du savoir et de la culture est extravagante et l'on peut se demander jusqu'où elle ira. Jusqu'où la tolérerons nous ?
Didier Rykner
01 décembre 2009
Actualité: Les préfets de Sarkozy vont pouvoir vendre les cathédrales
Les journaux («Journal des arts», «Le Monde», «la Tribune de l’Art») qui évoquent l’affaire sont rares et semblent hélas inaudibles, puisque les réactions sont fort peu nombreuses et pourtant l’heure est grave et le péril imminent.
Au détour de l’article 52 de la loi de finances 2010 se profile clairement la destruction par l’état sarkozyste de plus de deux siècles de protection du patrimoine national. C’est en effet en 1794 que l’abbé Grégoire, s’en prenant au vandalisme révolutionnaire (« Je créai le mot pour tuer la chose » disait-t-il), affirme l’existence d’un patrimoine collectif que la Nation a pour mission de protéger : « le respect public doit entourer particulièrement les objets nationaux qui, n’étant à personne sont la propriété de tous ». La Convention décide dans la foulée de protéger « les objets qui intéressent les arts, l’histoire et l’instruction ». Guizot en 1830 crée le premier poste d’inspecteur des monuments historiques, poste que Mérimée occupera avec passion de 1834 à 1853, jetant les fondements de la protection par l’Etat des monuments importants et instituant à cette fin le classement des édifices. Les régimes politiques successifs ont tous depuis poursuivi ce processus de sauvegarde par l’Etat des œuvres patrimoniales dont la définition s’est étendue de façon exponentielle au XXème siècle : aux bâtiments anciens sont venus s’ajouter des créations contemporaines, des témoins de la mémoire industrielle, des jardins et, plus récemment encore, des « lieux de mémoire » (mur des fédérés, Oradour sur Glane…). Le succès, qui ne se dément pas depuis leur création en 1984, des journées du patrimoine, témoigne de l’adhésion des Français à l’idée d’un patrimoine commun à protéger.
Déjà en 2003 Jean-Jacques Aillagon avait autorisé la cession de certains monuments aux collectivités territoriales mais, outre que peu d’entre elles s’étaient empressées d’acheter des édifices d’un entretien souvent coûteux, le ministre de la culture avait alors limité très précisément les possibilités pour l’Etat de se défaire de son patrimoine. Or l’article 52 de la loi de finances élargit le périmètre des monuments et sites transférables, qui ne sera plus limité à une liste fixée par décret et couvrira dès 2010 la totalité des monuments appartenant à l'Etat et à l'ensemble de ses établissements publics, en outre l’Etat pourra maintenant se défaire aussi des objets mobiliers classés. On peut à première lecture se dire que, si l’Etat cède son patrimoine aux collectivités territoriale il n’ y a que moindre mal, sauf que, la loi étant muette, rien n’interdira aux dites collectivités de pratiquer un nouveau transfert au profit d’une entreprise culturelle à visée commerciale ou même d’un particulier. Enfin il est essentiel de signaler que seul le préfet aura à se prononcer sur les cessions, le ministère de la culture, pourtant concerné au premier chef, n’ayant pas à être consulté. Une partie de l’UMP s’en réjouit ouvertement et le rapporteur spécial de la commission des finances du sénat, Yann Gaillard, a ces mots qui dévoilent la logique à l’œuvre : ce processus « s'inscrit dans la droite ligne de la « désétatisation » du patrimoine monumental …préconisée dans [un] rapport de 2002 sur le patrimoine monumental. De fait, c'est à la société tout entière qu'il appartient de conserver et d'entretenir le patrimoine, l'Etat ne pouvant se prévaloir d'aucun monopole en la matière. » Cette distinction entre Etat et société toute entière, signe tout simplement l’arrêt de mort de la politique patrimoniale nationale. L’extrême gravité de cette décision explique la réaction inquiète de quelques députés de droite comme Nicolas Perruchot, rapporteur spécial de la commission des finances de l’Assemblée Nationale qui, ne voulant pas s’opposer à la logique libérale en action, propose d’au moins « recenser, au sein d’une « liste négative » les éléments du patrimoine national non transférables ». Ainsi l’Arc de Triomphe, Versailles, les Invalides ou le Louvre (ce sont les exemples cités par Nicolas Perruchot) seraient déclarés « non transférables « mais on pourrait très bien imaginer qu’un préfet accepte de se défaire de la cathédrale de Chartres, de la colonne Vendôme ou du pont du Gard, voire du Mont Saint Michel si cher au cœur de Nicolas Sarkozy.
A l’heure où le président se gargarise de l’identité nationale, évoque le lien charnel des Français avec la terre et les morts, exige un musée consacré à l’Histoire nationale, on voit clairement que la logique libérale l’emporte, chez lui comme dans son parti, sur l’attachement de la Nation à son patrimoine, qu’il fait fi de toute la tradition française dans ce domaine et qu’en réalité son soi-disant attachement à notre passé ne constitue qu’un fonds de commerce électoral.
Lien vers la tribune de l’art :
http://www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2009/Decentralisation_Monuments_550.htm
Intervention au Sénat de Yann Gaillard :
http://www.senat.fr/rap/l09-101-37/l09-101-37_mono.html#toc174
Observations de Nicolas Perruchot :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2010/b1967-tIII-a9.aspAuteur: Marie Lavin
