22 décembre 2010
Edito de fin d'année
On pourrait comparer ce phénomène à celui d'un Prosper Mérimée qui a fait prendre conscience que le Patrimoine méritait que l'on le sauvegarde, plutôt que de le démolir parce que les bâtiments n'étaient plus au goût du jour.
Et pourtant, où en serait-on quant à l'intérêt pour l'art roman en France s'il n'y avait pas eu Zodiaque ? Il n'y aurait certainement pas eu tant d'églises sauvées.
Zodiaque a fait un travail énorme et a largement contribué à faire connaître et comprendre des périodes si reculées et qui n'étaient pas jugées classiques par rapport aux périodes de l'Antiquité.
Et à ce travail monumental, plus de 400 livres publiés avec le concours de nombreux chercheurs comme Raymond Oursel, Marcel Durliat, Jean-Maurice Rouquette, Jacques Fontaine ou Françoise Henri, pour n'en citer que quelques uns, une initiative d'amateurs a donné de grandes choses que l'on peut encore contempler aujourd'hui.
Mais hélas, cette éditeur n'existe plus, et il n'y a plus ce lien fort entre les amateurs et les universitaires autour d'un projet commun qui serve aux deux, il n'y a plus que des projets éparpillés qui n'ont plus de centre fédérateur. Et pourtant, à l'époque des bétonnages, destruction et reconstructions à la hâte, c'est bien le moment qu'il y ait une seule voix
qui soit entendue.
C'est bien ce travail que l'on a pu voir naître en Espagne par l'association Amigos del Romanico qui fédère chercheurs et amateurs, mais qui nous manque tant en France maintenant.
Espérons de 2011 qu'il puisse faire renaître cet esprit qui naquit il y a quelques années en France et nous fait tant défaut maintenant.
Bonnes fêtes de Noël à tous,
16 décembre 2010
presse: Le denier de la culture pour l'église St-Sabin de Villefranche-du-Queyran
« Une restauration longue et coûteuse »
Villefranche, son maire en tête, a donc décidé de renvoyer l'ascenseur à la bâtisse accrochée à un flanc de colline ensoleillé. Dans la mesure de ses moyens, bien sûr : « Il y a des années qu'on pensait à la restaurer, explique Alain Claverie, mais on savait que ce serait long et cher ». Il faut dire que la dame n'est plus toute pimpante : le toit ne subsiste plus qu'au-dessus du chœur, la façade a été minutieusement grignotée par la végétation, qui s'invite jusqu'à l'intérieur - « Des arbres ont commencé à pousser ». Bref, on part de loin…
La commune a fait réaliser, sous la houlette de l'architecte en chef des Monuments historiques, Stéphane Thouin, une étude sur l'état sanitaire de l'édifice, escortée d'un projet de restauration. Moyennant 11 000 € (1), « mais au moins, on savait où on allait », dit Alain Claverie. En l'occurrence, vers un projet de restauration de près de 700 000 € hors taxes, en vue de faire de Saint-Sabin un lieu dédié « à des expositions ou pouvant accueillir des concerts de musique de chambre dans le chœur, avec des formations resserrées de 3 ou 4 musiciens », poursuit l'élu.
C'est précisément cette étude qui permettra à Saint-Sabin de se mettre sur les rangs dans le cadre du projet « Patrimoine cherche mécènes », initié par le conseil général et la préfecture, avec le concours de la Fondation du patrimoine et de la région Aquitaine. Et parmi les 82 sites ou objets présentés à travers tout le département, Saint-Sabin se retrouvera finalement, en septembre dernier, dans le « top cinq » des projets retenus, au côté du parc du château de Virazeil ou du hameau de Saint-Avit, à Lacapelle-Biron. Les travaux, qui se décomposeront en 4 tranches, pourraient démarrer en 2012, pour une résurrection attendue à l'horizon… 2017. Une paille pour une vielle dame de huit siècles.
(1) Avec le concours financier de l'/Etat, du conseil général et de la communauté de communes de Val de Garonne.
Parmi les cinq projets phares de l'opération « Patrimoine cherche mécènes », la réhabilitation de l'église de Villefranche-du-Queyran pourrait démarrer en 2012.
Bientôt une association des amis de saint-sabin
Le maire de Villefranche-du-Queyran, Alain Claverie, se montre prudent lorsqu'on évoque la part qui restera à la charge de la commune dans la facture finale de la restauration de l'église Saint-Sabin : « On espère ne pas avoir à débourser plus de 5 % ou 10 %, en bénéficiant du maximum d'aides », explique-t-il. Reste que ce n'est pas la commune qui pilotera la destinée du lieu, mais une structure associative qui devrait voir le jour d'ici au mois de février 2011. « Une réunion se tiendra le 20 janvier pour la mettre sur pied, en présence de Chloé Toupé, qui représente la Fondation du patrimoine dans le département », poursuit Alain Claverie. La nouvelle venue a de grandes chances de s'appeler « L'association des Amis de Saint-Sabin ». Une structure qui pourrait ratisser très au-delà des seuls habitants de Villefranche-du-Queyran : « C'est une affaire qui intéresse tout le Marmandais », assure le maire, qui évoque les retombées en matière de tourisme patrimonial, un créneau qui a le vent en poupe. Car pour l'heure, seuls quelques initiés profitent des splendeurs romanes de l'édifice.
Source: la dépêche
15 décembre 2010
2200 lieux de cultes aidés par la Fondation du Patrimoine
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FOCUS SUR LES SOUSCRIPTIONS LANCEES EN FAVEUR DU PATRIMOINE RELIGIEUX
LES SUBVENTIONS EN FAVEUR DU PATRIMOINE RELIGIEUX
Lorsque la souscription a atteint au minimum 5% du montant des travaux, la Fondation du Patrimoine peut l’abonder d’une subvention. Celle-ci est financée grâce à une dotation versée par l’état au titre des successions vacantes, et à des partenariats conclus avec des collectivités territoriales (conseils régionaux, conseils généraux et intercommunalités).
ACTION EN FAVEUR DES PATRIMOINES JUIF ET PROTESTANT
Chaque année depuis 2005, la Fondation du Patrimoine dote au niveau national une enveloppe financière spécifiquement dédiée à la sauvegarde et à la valorisation des patrimoines juif et protestant. De même que pour les autres types de patrimoine, ces subventions sont conditionnées à la réussite des souscriptions publiques. Les projets sont soumis à l’approbation d’un comité d’orientation présidé par la Fondation du Patrimoine, et composé de personnalités éminentes de ces deux communautés.