Je republie la publication de ce livre, qui est vraiment un beau livre, exhaustif et très intéressant, chose rare dans un livre d'auteur.
Anne Mauvais nous communique la proche parution de son recueil en pré-souscription de plus de trois cents photographies de sirènes prises pour la plupart dans des églises romanes, d’une quarantaine d’interprétations spontanées récoltées au fil de ses recherches et de dessins - type enluminures - de sirènes rencontrées sur son chemin de Compostelle.
Lorsque je commence mon Chemin vers Compostelle je prends le temps de revisiter Vézelay. Et dans l’immense Narthex, au-dessus du Christ en Gloire, au centre du portail d’accueil, je découvre une sirène. Une autre, tout abîmée, sur le chapiteau d’un trumeau* de portail latéral. Une troisième dans le musée lapidaire. Et d’autres, encore. Les sirènes s’invitent, s’imposent sur mon Chemin, comme autant de pierres égrenées, trésor d’un Petit Poucet Rêveur. Dès lors, pendant que je danse en les découvrant, que je les croque maladroitement, que je me contorsionne pour les photographier, ou que j’ose des escalades sacrilèges pour m’en approcher, on m’observe. Des pèlerins, des prêtres, des personnes distraites de leurs prières, des passants et des badauds s’étonnent avec moi de cette profusion. Ces questionnements, puis ces commentaires plus ou moins savants, embrouillés, singuliers, embrumés, sarcastiques parfois, impulsifs toujours, composent la partie écrite de cette collection spontanée. Je ne suis ni historienne, ni spécialiste de l’art, ni photographe. Ce livre hybride est le témoignage de mon émerveillement. Je jubile devant la multitude des types de sirènes, (je dois très vite limiter ma quête auxsirènes pisciformes et aux anguipèdes, renoncer aux sirènes-oiseaux de loin les plus nombreuses) et devant la richesse des interprétations données, par des inconnus le plus souvent. Il me semble que dans la variété de ces commentaires on peut se faire une idée exhaustive au sujet des sirènes. Que je déniche dans des églises et des cloîtres, romans le plus souvent, sur des fontaines, des maisons, des immeubles, des girouettes, des vitraux, des stalles (accoudoirs, dossiers et miséricordes*, des meubles, des tableaux, des panneaux de plafond ou muraux, des portes et leurs poignées, des orgues, des assiettes (vaisselle de la Renaissance ou service peint par Chagall pour le mariage de sa fille) ; statues dans des jardins, motifs de broderies, de mosaïques, d’enseignes et de publicités, et même tatouage sur le bras d’un jeune homme. Je choisis de me cantonner à l’univers de l’église, du cloître et de leur périmètre proche.
Le livre Sirène sirène s’annonce pour la fin du mois de Septembre 2009.(Montant de la souscription : 29,50 €.) contact: lepinoche.ed@gmail.com
148 pages, A4 à l’italienne.
364 photos couleur.
Quelques dessins.
46 interprétations ornées d’enluminures.
répertoire, pagination, localisation des sites.







L'église abbatiale est l'une des plus grandes nefs de la région et toujours vouée au culte. Elle est un lieu de pèlerinage sur le chemin de Chartres au Mont Saint-Michel. Fondée en 1114 ! En 1786, incendie du cloitre et disparition de la bibliothèque du monastère (2000 ouvrages). En 1912, classement de l'église abbatiale au titre des Monuments Historiques. Aux portes du Perche, le bourg de Thiron-Gardais est né de l'implantation d'une abbaye fondée par Bernard de Ponthieu. L'ancienne abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron exerça son influence dans toute la moitié nord de la France et jusqu'aux Hautes-Terres d'Écosse. En effet, au 12ème siècle, alors que l'abbaye de Thiron est en construction depuis 1114, son rayonnement est tel qu'elle reçoit de nombreux dons, et exerce son autorité sur vingt-deux abbayes et plus d'une centaine de prieurés. L'ordre de Thiron suivait la stricte observance des règles de saint Benoît. Cette prospérité et ce rayonnement sont tombés dans l'oubli et il ne reste pour témoin, que la longue nef romane de l'église abbatiale, la grange aux dîmes, le collège militaire ou les dépendances. Mais son histoire est partout et les jardins du Parc de l'Abbaye sont marqués de la présence de l'Ordre. La Grange aux Dîmes a reçu le prix départemental "Les Rubans du Patrimoine" pour sa réhabilitation. Il ya encore, les jardins thématiques, le Collège Royal Militaire, une magnifique bâtisse du XVIIème siècle, en attente d'un projet touristique. Enfin, l'étang des moines, un plan d'eau de 7 hectares aménagé.











